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Opinion d'hommes célèbres

 

Victor Hugo

«C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l'écoute pas.»

Le Droit de l'animal 

Oui, L'Homme est responsable et rendra compte un jour, 
Sur cette terre où l'ombre et l'aurore ont leur tour. 

Soit l'intendant de Dieu, mais l'intendant honnête 

Tremble de tout abus de pouvoir sur la bête. 

Te figures-tu donc être un tel but final, 

Que tu puisses sans peur devenir infernal, 

Vorace, sensuel, voluptueux, féroce, 

Echiner le baudet, exténuer la rosse, 

En lui crevant les yeux, engraisser l'ortolan, 

Et massacrer les bois, trois ou quatre fois l'an ? 

Ce gai chasseur, armant son fusil ou son piège, 

Confine à l'assassin et touche au sacrilège. 

Penser, voilà ton but ; vivre, voilà ton droit, 

Tuer pour jouir, non! Crois-tu donc que ce soit 

Pour donner meilleur goût à la caille rôtie, 

Que le soleil ajoute une aigrette à l'ortie, 

Peint la mûre, ou rougit la graine du sorbier? 

Dieu qui fait les oiseaux ne fait pas le gibier. 

 

Alphonse de Lamartine

 

Tu ne verseras aucun sang

Tu ne lèveras point la main contre ton frère,

Et tu ne verseras aucun sang sur la terre,

Ni celui des humains, ni celui des troupeaux,

Ni celui des poissons, ni celui des oiseaux.

Un cri sourd dans ton coeur défend de le répandre,

Car le sang est la vie, et tu ne peux la rendre.

Tu ne te nourriras qu'avec les épis blonds

Ondoyant comme l'onde au flanc de tes vallons,

Avec le riz croissant en roseaux sur tes rives,

Table que chaque été renouvelle aux convives,

Les racines, les fruits sur la branche mûris,

L'excédent des rayons par l'abeille pétris,

Et tous ces dons du sol où la sève de vie

Vient s'offrir de soi-même à ta faim assouvie:

La chair des animaux crierait comme un remord,

Et la mort dans ton sein engendrerait la mort!

 

Léon Tolstoi
"De l'assassinat d'un animal à celui d'un homme, il n'y a qu'un pas."

 

Tolstoï abandonne la chasse, activité qu'il qualifie désormais de "passe-temps diabolique".

 

"De quelque côté que nous l'envisagions, la chasse est un acte stupide, cruel et nuisible pour le sentiment moral. Il n'est donc pas étonnant qu'outre leur méchanceté envers les animaux, les chasseurs manifestent aussi, dans leurs rapports mutuels, des sentiments non moins égoïste: la suffisance, la vanité, le mensonge, l'envie, la malveillance."

 

Arthur Schopenhauer
"Gobineau (1), dans son livre sur les Races humaines, a nommé l'homme « l'animal méchant par excellence », jugement qui soulève des protestations, parce qu'on se sent atteint par lui; il a néanmoins raison. L'homme est en effet l'unique animal qui inflige des douleurs aux autres sans but déterminé. Les autres animaux ne le font jamais que pour apaiser leur faim, ou dans l'ardeur de la lutte. On répète toujours que le tigre tue plus qu'il ne mange ; il n'égorge toutefois qu'avec l'intention de se repaître, et c'est le cas de dire, en employant l'expression française, que "ses yeux sont plus grands que son estomac". Aucun animal ne torture uniquement pour torturer ; mais l'homme le fait, et ceci constitue le caractère diabolique, infiniment pire que le caractère simplement bestial. Il a déjà été question de la chose en grand ; elle n'est pas moins évidente en petit, comme chacun a l'occasion quotidienne de l'observer. Par exemple, deux jeunes chiens jouent ensemble, spectacle pacifique et charmant. Un enfant de trois à quatre ans arrive, et ne manque guère de les frapper aussitôt de son fouet ou de son bâton, montrant ainsi qu'il est déjà "l'animal méchant par excellence". Les si fréquentes taquineries sans but et les mauvaises plaisanteries découlent aussi de cette source. Vient-on, je suppose, à exprimer son mécontentement au sujet d'un dérangement ou de tout autre petit désagrément, il ne manquera pas de gens qui vous les imposeront uniquement pour cette raison : animal méchant par excellence ! Ceci est tellement certain, qu'on doit se garder de manifester son déplaisir de petits ennuis ; et même, à l'inverse, sa satisfaction de petites choses. Dans ce dernier cas, les gens feront comme ce geôlier qui, ayant découvert que son prisonnier était parvenu, avec beaucoup de peine, à apprivoiser une araignée et y trouvait un grand plaisir, l'écrasa sur-le-champ : animal méchant par excellence ! Voilà pourquoi tous les animaux craignent instinctivement l'aspect et même la trace de l'homme, de "l'animal méchant par excellence". En cela l'instinct ne les trompe pas : l'homme seul, en effet, fait la chasse à la proie qui ne lui est ni utile ni nuisible."

"Quelle jouissance particulière n'éprouvons-nous pas à voir n'importe quel animal vaquer librement à sa besogne, s'enquêter de sa nourriture, soigner ses petits, s'associer à des compagnons de son espèce, etc…, en restant absolument ce qu'il est et peut être ! Ne fût-ce qu'un petit oiseau, je puis le suivre de l'oeil longtemps avec plaisir. Il en est de même d'un rat d'eau, d'une grenouille, et, mieux encore, d'un hérisson, d'une belette, d'un chevreuil ou d'un cerf.
Si la vue des animaux nous charme tant, c'est surtout parce que nous goûtons une satisfaction à voir devant nous notre propre être si simplifié.
Il y a seulement une créature menteuse : l'homme. Chaque autre créature est vraie et sincère, car elle se montre telle qu'elle est et se manifeste comme elle se sent. Une expression emblématique ou allégorique de cette différence fondamentale, c'est que tous les animaux se manifestent sous leur forme naturelle; cela contribue beaucoup à l'impression si heureuse que cause leur vue. Elle fait toujours battre mon coeur de joie, surtout si ce sont des animaux en liberté. L'homme, au contraire, par son vêtement, est devenu une caricature, un monstre ; son aspect, déjà repoussant pour ce motif, l'est plus encore par la pâleur qui ne lui est pas naturelle, comme par toutes les suites répugnantes qu'amènent l'usage contre nature de la viande, les boissons spiritueuses, les excès et les maladies. L'homme se tient là comme une tache dans la nature ! " (Ethique, Droit et politique - Arthur Schopenhauer - 1851).
(1) Le comte de Gobineau (Joseph-Arthur) (1816 - 1882).

Robert Hainard

La création de réserves naturelles est, pour l'économie et la technique, un moyen de s'acheter une bonne conscience envers la nature et de se déchaîner sur le reste de la Terre.

Il est évident que, si à partir d'un certain moment, les intérêts de la nature ne priment pas les intérêts économiques, la nature disparaîtra inexorablement et d'une manière accélérée.
Tant que nous ferons de la protection de la nature subordonnée à l'économie, tant que nous n'aurons pas conçu et fait concevoir la protection de la nature comme antagoniste de l'économie, tant que nous ne comprendrons pas que le besoin et le respect de la nature sont seuls capables de modérer une technique déchaînée, nous n'opposerons qu'un combat retardateur, et nous irons d'échec en échec.
(Expansion et nature/Le courrier du livre)

"Combien d'activités n'ont d'autre mobile réel que de faire marcher l'appareil économique et de marquer l'emprise de l'homme sur la nature?
La gestion de la faune, justification des chasseurs, est d'une nécessité tout aussi illusoire, comme le démontre bien l' expérience genevoise (suppression de la chasse depuis 1974). La faune se gère fort bien elle-même (...)

Pour les chasseurs, s'ils n' y mettaient bon ordre, les nuisibles anéantiraient leur gibier.Un prédateur ne peut pourtant pas détruire, pas même raréfier les espèces dont il se nourrit sans se détruire lui-même. Par contre, le chasseur néolithique, celui qui a d'autres sources de nourriture que la chasse, le peut. Le loup ne peut raréfier son gibier, par contre le chien le peut, et aller ensuite manger sa pâtée chez son maître. Le bon prédateur ne doit pas être trop bien armé. S'il y a eu des prédateurs trop efficaces, ils se sont éliminés en raréfiant leurs proies. Ils doivent être peu nombreux par rapport à leurs proies. La stabilité de la nature repose sur la variété des facteurs, l'entrecroisement des causes et des effets. Il faut des prédateurs variés, or le chasseur voudrait être le seul prédateur. On peut se demander si parcourir la nature le fusil à l'épaule est bien le bon moyen de la comprendre." 
(Le Monde Plein 1991)

"Si j’en veux aux chasseurs, c’est pour leur haine des autres prédateurs. Si les espèces persistent à travers les mauvaises périodes et les catastrophes, c’est qu’il y a un coefficient de sécurité suffisant dans la reproduction. L’excédent est épongé par la prédation. Le meilleur ami d’une espèce, c’est son prédateur".

 

Archibald Quartier

".. Les lynx sont des chasseurs plus intelligents que les porteurs de permis qui, eux, pratiquent une sélection à l'envers. Mais à côté des chasseurs les lynx paraissent de modestes artisans.. Il n'en reste pas moins que notre faune sauvage s'anémie dangereusement… On peut se demander où cela finira par nous mener si une bonne fois la défense de notre nature n'est pas prise au sérieux: les nuages s'accumulent, beaucoup refusent de les voir.

Archibald Quartier se sentait beaucoup plus fier de descendre d'une fabuleuse suite d'animaux, plutôt que d'une lamentable suite d'humains incapables de jouir en paix de tous les biens que la Terre nous offre. Notre célèbre 20ème siècle, siècle de "progrès" qu'ils disent.. deux guerres mondiales, sans compter les nombreuses guéguerres tout aussi atroces, notre monde mené, soit par de distingués incapables, soit par des brutes épaisses, alors que jamais, depuis le début de l'humanité, il n'y eut autant de crève-la-faim, de millions d'êtres nés sans espoir aucun d'un avenir à peu près convenable.

De telles catastrophes ne s'observent dans aucune espèce animale."

(Un admirateur de la nature 2003)

 



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